Trois dessin batailles navals par Jacques-Nicolas Lemarié @1813

Un joli lot de superbe dessins qui datent @ de la fin de la période Napoleon.

Le premier dessin est inscrit au bas ‘Fait par J. Lemarié, Enseigne de Vaisseau 1813.’ Avec des recherches, j’ai trouvé que le contre-amiral Lemarié était enseigne de vaisseau sur une flûte en 1813. Le vaisseau à trois mâts porte un drapeau français, et je crois qu’il est une flute de la marine française.

Quoique les deux autres dessins n’aient aucune identification, ils ont été acheté comme un lot, et la composition suggère qu’ils sont de la même main.

Jacques-Nicolas Lemarié, né 1 novembre 1789 à Mortagne (Orne), mort en 1861
Lemarié est nomme enseigne de Vaisseau le 28 mai 1812. Il est enseigne sur la flûte “La Gloire” de 1811 a 1814, sous le commandant de Roussin et ensuite en 1816 sur la flûte “La Caravane”.
Chevalier Légion d’Honneur 22 mai 1825, Officier Légion d’Honneur 29 avril 1836, et Contre-Amiral 28 février 1847.

 

Dessin #1

Fait par J. Lemarié, Enseigne de Vaisseau 1813.

Bataille navale avec flotte de navires. Le vaisseau à droite tire des coups du canon vers le vaisseau à gauche.

Noir et blanc, voile du vaisseau coloriés à la main.

Papier jauni.

11 x 14,50 cm

Dessin #2

Avant la bataille. Le vaisseau français à droite se dirige vers le vaisseau à gauche.

Colorié à la main.

Traces de rousseurs, sans nuire à l’image.

11 x 18 cm

Dessin #3

Bataille navale entre deux vaisseaux, pendant une tempête. Le vaisseau français à 3-mâts (à droite) tire des coups de canons vers le vaisseau à 2-mâts (à gauche)

Noir et blanc,

9,50 x 14,50 cm

...Au mois d'octobre 1811, le capitaine Roussin fut nommé au commandement' de la frégate la Gloire en armement au Havre, d'où il parvint à sortir dans la soirée du 16 décembre 1812,un mois seulement après avoir reçu l'ordre de prendre la mer. Il avait mis en défaut la vigilance des croiseurs du cap la Hève; ceux du Havre et Cherbourg avaient aussi été trompés, n'imaginant pas sans doute que le capitaine de la Gloire exécuterait sa sortie la lune étant dans son plein; mais il ne put doubler le cap Lézard sans rencontrer les bâtimens anglais stationnés sur ce point.

Le 18, à une heure du matin, la Gloire se trouvait en calme sous les terres du comté de Cornouailles, à environ deux lieues; neuf bâtimens anglais manœuvraient pour la joindre. Au jour elle était à demi-portée de canon d'une forte corvette à trois mâts avec laquelle elle engagea le: combat, tandis que deux autres bâtimens anglais répondaient aux signaux de la corvette et se ralliaient à elle ; le capitaine Roussin manœuvra avec habilité et abandonnant son adversaire fit route pour sortir de la Manche.

Le soir de ce même jour, la Gloire tomba au milieu d'un convoi escorté par trois frégates, qui, l'ayant reconnue, lui donnèrent la chasse. La nuit qui survint et une fausse route la débarrassa de leur poursuite. Alors le capitaine Roussin établit sa croisière à environ vingt lieues du cap Lézard (Fireway), point le plus fréquenté de la route que prennent tous les bâtimens qui entrent dans la Manche ou qui en sortent. Dans ces parages il fit cinq prises, dont une corvette de dix-huit canons (le Spy) armée en flûte. Ne voulant pas affaiblir l'équipage de sa frégate, il'expédia cette prise en cartel d'échange pour l'Angleterre, après lui avoir ôté son artillerie.

Les coups de vent de l'hivernage ne permirent pas à la Gloire de croiser longtemps sur ce point. Elle y était depuis quinze jours lorsque le capitaine Roussin crut devoir chercher une mer moins dure et une température plus douce; cette résolution lui était impérieusement commandée par l'état de délabrement dans lequel se trouvait la santé d'un grand nombre d'hommes de son équipage.

Le Portugal était alors occupé par une armée anglaise, le capitaine Roussin se porta devant Lisbonne, dans le dessein d’intercepter la correspondance entre cette ville et l'Angleterre. Deux frégates anglaises croisaient dans ces parages. Aussitôt qu'elles eurent reconnu la Gloire elles firent porter dessus. Eu prenant chasse sous toutes voiles, les deux clefs de ses deux mats de hune rompirent à la fois. C'était une avarie majeure dans cette circonstance; cependant M. Roussin parvint à échapper à leur poursuite. Alors il alla croiser entre Madère et les Canaries; il y captura six bâtimens. Il se porta ensuite sur la Barbade, point d'attérage des bâtimens anglais destinés pour les Antilles, mais il n'y fit aucune rencontre.

Après une crosière qui avait duré soixante treize jours, le capitaine Roussin rentra à Brest le 28 février 1815, ramenant avec lui trois cent quatre-vingt-seize prisonniers; le tort qu'il avait fait aux Anglais fut évalué à environ cinq millions de francs.

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'Biographie Des Hommes Du Jour' de Germain Sarrut, Edme Thédore Bourg