Paris 1773 - Mémoire pour Comte de Segur, entretien de son cabriolet

6 juin 1773
Mémoire pour Monsieur le Comte de Ségur pour ouvrages faits et fournis par Ducrocq, Maître Bourlier rue des bourdonnais 

 

(Texte a decoder, ainsi que les noms des objets, peu connu de nos jours)

Suit une description des services et fournitures, avec leur prix:

  • Fournie une paire de fourreaux de vache grase pour couvrir les __ tout de long ainsi de sous la caise (36 livres)
  • Fournie quatre couroix pour arête le cabriolet en place (6 livres)
  • Fournie une paire de marchepieds (24 livres)
  • Fournie une dossière a l’Angloise (18 livres)
  • Fournie une couroix de portiere (4 livres)
  • Fournie la ____ en cuir blanc double (3 livres)
  • ….

Avec ajouts, total de 696 livres.

Quittance, signé comme acquit par Ducrocq.

Pli horizontal, deux petites déchirures côté droit, un peu de dé coloration sur le haut (plus visible sur le revers).

18 X 24.5 cm

 

Louis Philippe, comte de Ségur, né le 10 septembre 1753 à Paris, mort le 28 août 1830, est un gentilhomme français d'orientation libérale, officier de la Révolution américaine, diplomate, homme politique, historien, poète, mais aussi chansonnier et goguettier.

Il est le fils ainé du maréchal de Ségur (1724-1801), ministre de la Guerre de Louis XVI, et de Louise Anne de Vernon.

 

WIKIPEDIA

Cabriolet : voiture légère à deux roues dont la mode se répand au milieu du siècle à Paris. Il s’agit d’une voiture hippomobile de maître,  légère et élégante, à deux roues hautes, munie généralement d'une capote pour le meneur et d'une suspension sur ressort en C. Marchepied arrière pour un groom debout. Delisle de sales se plaint du danger que représente ce type de voiture : « Parmi les voitures inventées par un luxe destructeur, le cabriolet tient le premier rang, comme la machine infernale parmi les pièces d’artillerie. Le premier qui amena dans Paris la mode des cabriolets fut sans doute un jeune seigneur accoutumé à confondre dans le même rang les gens du peuple et ses chevaux ; s’occupant le matin de ses chiens de chasse, et le soir d’une femme vertueuse qu’il déchire, s’ennuyant par étiquette, et écrasant les hommes pour varier son ennui(…) Bientôt ce luxe épidémique se communiqua à tous les ordres de l’Etat : un drapier de la rue Saint-Denis, un commis de la rue d’Enfer et un danseur de la rue Saint-Nicaise voulurent avoir des cabriolets. Il était si commode d’entretenir une voiture sans entretenir une voiture sans entretenir des laquais ! Il était si agréable de se donner à la même heure en spectacle à l’arsenal, à la place Vendôme et à la barrière de Vaugirard » (Lettres de Brutus sur les chars anciens et modernes, Londres, 1771).

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