Pamphlet révolutionnaire Billaud-Varenne "Gouvernement Démocratique" 1794

Rapport fait à la Convention Nationale, au nom du Comité de salut Public, par Billaud-Varenne
Dans la séance du premier floréal l'An II, de la république Une et Indivisible

Sur la théorie du gouvernement démocratique, et sa vigueur utile pour contenir l'ambition, et pour temperer l'essor de l'esprit militaire ; sur le but politique de la guerre actuelle, et sur la nécessité d'inspirer l'amour des vertus civiles par des fêtes publiques et des institutions morales.

1 floréal An II = 20 avril 1794

Discours fameux, voire citation de Wikipédia ci-dessous.

24 pages, 14.5 X 22 cm.

Marque de collection sur la page principale. Le bord des pages sale, avec plis et petites déchirures. Bord des pages est aussi brunâtre (photos).

 

Jacques-Nicolas Billaud puis Billaud-Varenne (La Rochelle, 23 avril 1756 - Port-au-Prince, 3 juin 1819) est un avocat et homme politique français. Surnommé « le Tigre » en raison d'une perruque de couleur fauve qu'il aimait porter ou « le Rectiligne » à cause de sa rigueur morale, il fut un des principaux responsables de la Terreur et contribua à organiser le gouvernement révolutionnaire.

Farouche partisan du régime de la Terreur, il n'a de cesse de défendre le gouvernement révolutionnaire. Le 28 septembre 1793, il fait ainsi transformer le Tribunal criminel extraordinaire en Tribunal révolutionnaire. Il fait voter la Loi du 14 frimaire an II (4 décembre 1793) instituant une sorte de « constitution » provisoire de la France jusqu'à la fin du gouvernement révolutionnaire, et créant le Bulletin des lois à destination des communes. Le 1er floréal an II (20 avril 1794), il présente devant la Convention un rapport sur « les institutions civiles » où il énonce l'idée d'un nouveau lien social « fondé sur un échange journalier de liens réciproques ».

Jusqu'au printemps 1794, Billaud-Varenne ne se distingue pas fondamentalement de la politique menée par Robespierre, malgré quelques nuances. Il approuve ainsi l'élimination des Hébertistes puis des Indulgents dont il est l'un des adversaires les plus féroces. Dans son discours du 1er floréal (20 avril 1794), il maintient son opposition à la guerre de conquête et de croisade, souhaitant la fin de la guerre aussitôt l'ennemi repoussé au delà des frontières.

À partir de messidor (début juillet 1794), la rupture entre Billaud et le « triumvirat » Robespierre-Saint-Just-Couthon est consommée. Toutefois, le 5 thermidor (24 juillet 1794), il participe à la tentative de réconciliation organisée par Barère. Il tente d'amadouer Robespierre: « Nous sommes tes amis, nous avons toujours marché ensemble ! » À l'issue de cette réunion, la crise semble commencer à se dissiper.

Mais le 8 thermidor, Robespierre prononce un discours devant la Convention dans lequel il se montre menaçant envers ses prétendus ennemis. Billaud-Varenne, sans être cité, s'y sent visé et rejoint alors avec Collot d'Herbois la conspiration préparant la chute du « tyran ». Le soir aux Jacobins, Collot et lui sont violemment chassés de la tribune et du club par les membres robespierristes.

Le lendemain 9 thermidor, il prend la parole à la tribune après que Saint-Just a été interrompu par Tallien. Il attaque Robespierre comme aspirant à la dictature, dénonce ses affidés et demande leur élimination: « Je ne crois pas qu'il y ait ici un seul représentant qui voulût exister sous un tyran. » Plus tard dans la journée, après l'insurrection de la Commune en faveur des robespierristes, il fait prendre des mesures afin d'organiser la défense de la Convention. Il est ainsi un des acteurs majeurs de la chute de l'Incorruptible qui est finalement guillotiné le lendemain, 10 thermidor an II (28 juillet 1794).

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