Loi Relative circonscription Paroisses de Bordeaux 1791

'LOI RELATIVE à la circonscription des Paroisses de Bordeaux'.

Donnée à Paris, le 6 mars 1791.

Imprimé à Rouen par l'imprimerie Louis Oursel, Imprimeur du Roi.

Dimensions: 25 X 19.5 cm
État: deux petits trous, défraîchie et rousseurs, taches majeures, petits manques de papier, petites déchirures, page titre renforcer par morceau de papier.

La Constitution civile du clergé et le serment entraînèrent de plus grands troubles. Le 3 décembre 1790, la Constitution avait été notifiée par deux officiers municipaux l'archevêque, aux curés et vicaires de Bordeaux. Conformément la loi, le Directoire du district invita M. de Cicé procéder une circonscription nouvelle des paroisses. Ces mesures soulevèrent une très vive opposition. Le 21 janvier 1791, trois curés de Bordeaux, les curés de Saint-Michel, Saint-Pierre, Notre Dame-de-Puy-Paulin se présentèrent au Directoire du département au nom de leurs collègues pour faire connaître leur refus. Le Directoire et la Municipalité n'en tinrent pas compte. Ils établirent une circonscription nouvelle des paroisses et réunirent l'Assemblée électorale pour l'élection d'un évêque métropolitain. L'élu, M. Pacareau, chanoine de la cathédrale, fut sacré le avril 1791 par Saurine, évêque constitutionnel des Landes, et installé par Vergniaud. Une seconde Assemblée procéda l'élection des curés des nouvelles paroisses. Une décision du Directoire du district laissa cependant aux catholiques (dissidents) les églises des Minimes, de la Merci, Saint-Maixant, pour la célébration de leur culte. Le schisme provoqué par la Constitution civile entraîna bientôt le Directoire du département et le Conseil général des mesures rigoureuses. la demande du Club national, il ordonna la fermeture des églises conventuelles, interdit la célébration des offices dans les églises non reconnues par la loi ». Le 27 février 1792, les trois édifices loués aux dissidents leur furent retirés et fermés. La municipalité fit porter la Monnaie l'argenterie des églises; quelques mois plus tard (14 Juillet), deux prêtres, MM. Langoiran et Dupuy, étaient assassinés par la populace dans la cour même de l'Hôtel du Département.

SOURCE: Bordeaux - Aperçu Historique: Sol, Population, Industrie, Commerce, administration tome III

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