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1811 Empire Revue de Départ, Bataillon des Pupilles, Hollande #1

$100.00 CAD

3e Classe Pupilles
Revue de Départ
‘Extrait de la Revue faite à la Haye le 20 Février 1811, par nous commissaire aux Revues d’un Détachement pupilles de la dite Classe qui doit en partir le 22 du dit mois pour se rendre à Utrecht et de continuer avec la Légion de Vélites sa route jusqu’à Pier conformement aux ordres de Mons le Préfet Maritime d’Hollande en date 16 février 1811'

 

Etat nominatif de la revue avec 7 pages de Grades, Noms et Prenoms et observations pour: 1 Capitaine, 1 adjutant sous-officier, 2 sergents et 156 pupilles.

Signé sur la dernière page le 20 février par Werchem, Commissaire aux Revues

Pupilles = orphelins, Vélites = des enfants de militaires morts en service.

Pli horizontal et vertical.

19,50 x 32,50 cm.

 

C ' est en Août 1810 que l' Armée du Royaume de Hollande passe au service français . Parmi ces troupes un bataillon de pupilles (des orphelins) et un bataillon de vélites (des enfants de militaires morts en service) que l'on amalgame en une Légion de vélites placée sous les ordres du major Dibbets.

L'Empereur les passe en revue le 24 mars 1811, et décide de les intégrer à la Garde Impériale.

On forme donc rapidement un régiment de deux bataillons placé sous les ordres d'un major et on décide de désormais recruter cette formation avec des jeunes de plus de 15 ans, sortis des hospices des 130 départements de l' Empire.

Le régiment est caserné à Versailles.

Bientôt, le 30 Août, on décide de porter les effectifs à 8 bataillons de 4 compagnies et un bataillon de dépot de 8 compagnies.

 

….

Dès 10 heures du matin, le dimanche 18 août 1811, une foule immense de Parisiens, alertés par les journaux, se pressaient aux abords des Tuilleries: 

Napoléon, alors à St-Cloud, passerait à midi une grande revue, à laquelle assisterait pour la première fois le corps nouvellement créé des pupilles de la Garde; la veille, il avait été appelé de Versailles à l'Ecole militaire. Déjà les vieilles troupes de la Garde étaient rangées en bataille dans la cour des Tuileries, lorsqu'on vit avec surprise déboucher en bon ordre, par le guichet du Pont-Royal, le régiment des petits fantassins... On eût dit, a rappelé un historien, vers 1845, un des corps de la Garde, " vu par le gros bout de la lorgnette". La musique faisait entendre la Favorite, pas redoublé composé tout exprès pour le corps des pupilles, marche charmante que le souvenir et les traditions nous ont conservée....... 


Quand il eut terminé son inspection, Napoléon aurait prononcé quelques paroles: 
« Soldats de ma vieille Garde, voici vos enfants! C'est en combattant à vos cotés que leurs pères sont morts: vous leur en tiendrez lieu. Ils trouveront en vous tout à la fois un exemple et un appui. Soyez leurs tuteurs! En vous imitant, ils seront braves; en écoutant vos avis, ils deviendront les premiers soldats du monde! Je leur ai confié la garde de mon fils, comme je vous ai confié la mienne. Avec eux, je serai sans crainte pour lui, comme avec vous, je suis sans crainte pour moi, Je vous demande pour eux amitié et protection".

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