1810 Latour d’Auvergne Lauraguais à Alexandre-Francois de Las Cases

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Lettre écrit à Alexandre-Francois de Las Cases, Mention de la nomination de son frère, Emmanuel-Auguste-Dieudonné, qui en 1810 a reçu le titre de chambellan et de comte d'Empire (il était auparavant marquis par hérédité).

Mention aussi que le comte et sa femme se sont tiré du feu du 1er juillet à l'ambassade d'Autriche, où se tenait une célébration de l'union de Napoléon Ier avec la jeune archiduchesse Marie-Louise.

Signé "Latour d’Auvergne Lauraguais". Je crois que c'est Joseph Denis Édouard Bernard de La Tour d'Auvergne (1767-1841), un homme politique français.

St. Paulet ce mercredi 25 juillet 1810
 
Votre lette de 14 de ce mois Mon Cher Monsieur, vient de me parvenir, et je m’empresse d’y répondre pour vous assurer que je serai charmé d’avoir le plaisir de vous voir et de vous recevoir dès que vous voudrez entreprendre le voyage. Je resterai à St. Paulet toute la semaine prochaine pour y être entièrement à votre disposition
 
J’avais appris avec bien d’intérêt la nomination de M. votre frère, vous connaissez mon amitié pour lui combien je lui suis attaché d’après cela vous jugez la part que je prendrai toujours à tout ce qui pourra lui arriver d’heureux. J’avais aussi appris qu’il s’était ainsi que sa femme, fort heureusement tiré de la fête de M. de Schwarzenberg.
 
Adieu Mon Cher Monsieur, en attendant le plaisir de vois voir. Je vous embrasse et vous prie de ne jamais douter de tous les sentiments que je vous ai voué
 
Latour d’Auvergne Lauraguais (signature maçonnique)

 

 Adressé à:

A Monsieur
François de Las Cases À Revel
département de la haute Garonne
 

Tampon 10 CASTELNAUDARY

Plis, rousseurs, petite déchirures.

 

Alexandre-François de Las CASES (1769-1836)

Ce fils cadet  fit ses études, de 1779 à 1783, à l’école militaire de Sorèze alors que son frère aîné, Emmanuel, futur auteur du « Mémorial de Sainte-Hélène », appelé par sa tante de Berny à Paris, avait fait ses études militaires à Vendôme puis à Paris et à Brest où il s’était engagé dans la Marine.        

En 1785, Louis-Joseph de Bourbon, prince de Condé, nomme François de Las Cases, Cadet gentilhomme puis, en 1787, sous-lieutenant dans la compagnie de la Frédière du Régiment d’Infanterie d’Auvergne.

En 1792, il est garde de Monsieur, le frère du roi Louis XVI, futur Louis XVIII.  Il émigre ensuite en Angleterre avec son frère Emmanuel. Comme lui, il rentre en France en 1802.

Emmanuel de Las Cases, envoyé en mission en Illyrie en 1811 par Napoléon Ier, avait emmené avec lui son frère François : « Je voulais lui procurer quelques appointements et quelques titres pour en obtenir » disait-il.

A leur retour, en 1812, François abandonna la carrière des armes et entra dans l’administration préfectorale.  Son frère Emmanuel lui obtint successivement un poste de sous-préfet en Catalogne, à Figueres  puis  à Tournon-sur-Rhône en Ardèche.

http://www.lauragais-patrimoine.fr/LES-PERSONNALITES/LAS%20CASES/DESCENDANCE-LASCASES/DESCENDANCE-LASCASES.html

L’incendie de l'ambassade d'Autriche à Paris est un sinistre meurtrier survenu le 1er juillet 1810 alors que s'y déroulait une importante soirée au nombre des festivités organisées par le prince de Schwarzenberg, ambassadeur d'Autriche en France, pour célébrer l'union de Napoléon Ier avec la jeune archiduchesse Marie-Louise.

Les contemporains de cet événement, dont Madame Mère, qui se rappelaient le grand désastre qui avait si fatalement inauguré le mariage de Louis XVI et de Marie-Antoinette2 prédirent une issue funeste à la nouvelle union que la France contractait avec la maison d'Autriche.