1794 requête du Comité de Salut Public pour information, avec une menace!

                COMITÉ de SALUT PUBLIC
Bureau de La Fabrication extraordinaire des Armes

 

Partiellement imprimé.

Extrait des Registres du Comité de Salut Public du 28 pluviôse an deuxième (15 février 1794).

Envoyé au District de Lesneven (département du Finistère, en région Bretagne).

Écrit en haut à droite:

Reçu le 16 Germinal (5 avril 1794)
Répondu par la lettre du 23 germinal (12 avril 1794)
 

Tableau a remplir sur la fabriques d’armes et des atelier de réparation dans le district. Ce même tableau a été envoyé le 8 nivôse, sans aucune réponse.

L’agent national du district enverra, dix jours après la réception du présent arrêté, l'information demandé.

Signé au registre: Robespierre, Carnot, Couthon....

À la fin du document…l'ajout d'une menace écrite à la main:

Tu le rappelleras que le Délai prescrit par le Comité de Salut Public est Expiré, qu’il pourroit employer contre toi la loi du 19 Vendémaire qui punit comme un attentat à La Liberté La négligence dans l’exécution des Loix et arrêtés du Comité de Salut Public.
C’est pour la seconde fois que tu est averti, si tu ne réponds pas, la Loi parle, Elle sera Exécutée.

 

Tampon en rouge ‘COMITÉ DE SALUT PULIC APPROUVÉ’.

Petites déchirures. Papier un peu jauni.

20.25 X 27.25 cm.

 

Recu le 16 Germinal (5 avril 1794)

 

Repondu par la lettre du 23 germinal (12 avril 1794)

 

Le Comité de salut public est le premier organe du gouvernement révolutionnaire mis en place par la Convention pour faire face aux dangers qui menacent la République au printemps 1793 (invasion et guerre civile), le deuxième étant le Comité de sûreté générale. Il se réunit au deuxième étage du pavillon de Flore, rebaptisé pavillon de l'Égalité.

Lesneven fut chef-lieu du District de Lesneven de 1790 à 1795.

En mars 1793, toute la région de Lesneven s'insurge à l'occasion de la levée de 300 000 hommes, mais l'insurrection est écrasée par Jean Baptiste Camille de Canclaux, commandant en chef de l'Armée des côtes de Brest. Le 23 avril 1793, à la suite de la bataille de Kerguidu, Jean Prigent, maire de Plouzévédé est guillotiné à Lesneven.

Le 25 germinal an II (14 avril 1794), jour de marché, deux prêtres réfractaires sont guillotinés à Lesneven. La sentence est "justifiée" ainsi par le tribunal révolutionnaire : « Tous les deux sont convaincus d'être prêtres non assermentés et comme tels avoir été sujet à la déportation.

WIKIPEDIA