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Carte de nourriture pour la Citoyenne veuve Raveneau, rue des Jardins no. 650 deux personnes à nourrir. Rempli du 30 Nivôse (19 janvier 1794) au 4 Germinal (24 mars 1794). Elle habitait dans la Seconde Section, dite de La Montagne.
La Section de la Montagne était l’une des 48 sections révolutionnaires de Paris, active surtout entre 1792 et 1794, et située autour du Palais‑Royal / Butte‑des‑Moulins. Elle fut l’une des plus radicales et politiquement engagées de la capitale.
12 pages
19,50 x 12,50 cm
La section changea plusieurs fois de nom selon les phases de la Révolution :
Ce changement vers Montagne reflète l’alignement politique sur les Montagnards, le courant jacobin le plus radical dominant la Convention en 1793–1794.
Localisation dans Paris
La section couvrait un secteur central, très urbanisé, autour du Palais‑Royal et de la rue Saint‑Honoré. Ses limites comprenaient notamment :
Ce quartier était densément peuplé, commerçant, et politiquement actif — un terrain fertile pour une section révolutionnaire influente.
Figures marquantes
Deux représentants de la section sont particulièrement documentés :
Cette radicalité illustre bien le positionnement politique de la section.
Rôle politique pendant la Révolution
La Section de la Montagne fut :
La Section de la Montagne se distingua par son ardeur politique et son alignement sur la ligne dure de 1793–1794.
Après Thermidor (1794)
Après la chute de Robespierre (9 thermidor an II), la section perdit son nom « Montagne » et reprit celui de Butte‑des‑Moulins en décembre 1794. Ce changement reflète la volonté thermidorienne de déradicaliser Paris et d’effacer les symboles jacobins.