1793 Toulouse quittance emprunt forcé pour Trinquecoste (guillotiné)

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Quittance du trésorier de la commune de Toulouse Abel pour Jean-Pierre Trinquecoste ex-commis greffier au parlement de Toulouse et Vailhaussy.

Il est condamné le 18 messidor An II (6 juillet 1794) et guillotiné à la Place du Trône Renversé (actuelle place de la Nation), à la barrière du trône.

Je soussigné, Trésorier de la Commune de Toulouse, déclare avoir reçu du citoyen Trinquecoste la somme de trois cent Livres montant de l’emprunt forcé pour lequel – a été désign par la Municipalité de Toulouse, en vertu de l’Arrêté des Représentans du peuple, en date du 23 septembre dernier
A Toulouse le 19 8bre 1793, l’an second de la République une & indivisible
Abel

 

4 pages, une partiellement imprimée.

Pllé en quatre.

23,50 x 18 cm

 

Un emprunt forcé est un emprunt national qui possède une caractère obligatoire pour les agents économiques. Il est généralement pratiqué par un gouvernement lorsque l'État a urgemment besoin de fonds. Durant la Révolution française, le premier emprunt national forcé de l'an I (1793), provoque un dysfonctionnement des gouvernements locaux du fait d'un manque de préparation. Les collectivités locales, réorganisées en 1795, organisent de manière plus efficace l'emprunt forcé suivant.

 

La troisième fournée part de Toulouse le 17 prairial, pour être jugée le 18 messidor an II. Elle comprend le vieux doyen Bardy, Daspe, qui avait été colonel du bataillon « royaliste » de la garde nationale à Toulouse en 1790, les conseillers Lespinasse père et fils, le substitut du procureur général Derrey, le greffier Trinquecoste (qui s’était fait remarquer en septembre 1790 pour avoir protesté contre l’apposition des scellés). Les débats sont précipités jusqu’à la confusion : le conseiller Pérès, celui qui avait pris soin, en 1790, de se désolidariser publiquement de la protestation de ses collègues, a été cette fois arrêté, incarcéré à Paris et conduit à l’audience. Son nom ne figure ni dans l’acte d’accusation, ni dans le relevé des condamnations. Il fut cependant envoyé à la guillotine avec les vingt-deux autres toulousains. Sur la question posée aux jurés : « Sont-ils convaincus de s’être déclarés ennemis du peuple en prenant part à la coalition et aux arrêtés et délibérations liberticides des parlements, notamment de ceux pris par le Parlement de Toulouse les 25 et 27 septembre 1790 » ? la réponse a été positive contre tous les accusés.

Total : cinquante-cinq condamnés à mort.

http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/chan/fonds/edi/sm/sm_pdf/w111_154.pdf