1789 lettre signé par Louis Bertier de Sauvigny, Intendant de Paris

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Rare lettre signée par Bertier de Sauvigny, qui dans trois mois et demi après cette lettre fut pendu devant l’Hôtel de Ville à Paris…la Révolution s’approche.

LOUIS-BÉNIGNE-FRANÇOIS BERTIER Chevalier, Conseiller du Roi en ses Conseils…Intendant de Justice, Police & Finance de la généralité de Paris.

Certifions ..que Jean Claude Barbelin, natif de Lunéville…age de 47 ans…s’est engagé le 14 septembre 1780 pour le service des troupes provinciales de la Généralité de Paris..servi avec honneur…tant troupes provincials que dans la Compagnie de Grenadiers du Régiment de garnison du Roi en activité à la Caserne de St Denis (en qualité de Sergt major)…depuis cette époque jusqu’au 1er janvier dernier…présent certificat pout lui servir et valoir ce que de raison….

fait à Paris ce 7 avril 1789,

Bertier

Jolie entête avec couronne et fleurs de lys.

Plis horizontaux et verticaux, coins coupés.

29 x 18 cm

 

Louis Bénigne François Bertier de Sauvigny, né le 23 mars 1737 à Paris où il fut massacré le 22 juillet 1789, est un fonctionnaire français, intendant de Paris du 13 septembre 1776 au 22 juillet 1789.

Fils de Louis Jean Bertier de Sauvigny (1709-1788), qui a été intendant de la généralité de Moulins, puis de Grenoble avant d'être intendant de la généralité de Paris de 1744 à 1776 et a assumé la fonction de premier président du parlement de Paris entre 1771 et 1774, intermède des parlements Maupeou3 et de Jeanne Orry (1685-1739), fille de Jean Orry et sœur de Philibert Orry, contrôleur-général des Finances de Louis XV de 1730 à 1745. Louis Bénigne, a d'abord été avocat au parlement de Paris, en 1754, conseiller au Grand Conseil par provisions du 11 mars 1763, maître des requêtes, il est adjoint à son père à l’intendance de Paris le 24 août 1768. Il réprime avec sévérité, en 1775, la guerre des farines, avant de succéder à son père le 1er septembre 1776.

Chargé, dès le début de la Révolution, d’assurer l’approvisionnement de l’armée de siège, il est contraint de prendre des mesures qui le rendent impopulaire. Des rumeurs lancées en ces temps de disette, par les milieux proches du duc d’Orléans, futur Philippe-Égalité, l’accusaient, sans preuve aucune, de détourner les grains pour affamer le tiers. Louis Bénigne François Bertier de Sauvigny est enlevé, en dehors de toute légalité, par des émeutiers à Compiègne le 22 juillet 1789, amené à Paris, pendu et dépecé (terme impropre) ce même jour devant l’Hôtel de ville de Paris en compagnie de son beau-père Joseph Foullon de Doué.

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