1776 Ordre Militaire de St. Louis pour capitaine, signé Louis et Saint-Germain

Document envoyé au Marquis de Voyer, pour admettre dans l'Ordre de St Louis un capitaine de Cavalerie, Sr. Henri Camille de Colmont de Vaulgrenant. Ce dernier fut guillotiné en 1794 pendant La Terreur.

Mons. Le Mis de Voyer la satisfaction que j’ay des Services du Sr. Henri Camille de Colmont de Vaulgrenant cydevant Capitaine dans le régiment de Cavalerie de Berry m’ayant convié à l’associer à l’ordre militaire de St. Louis je vous ay choisi et commis pour en mon nom le recevoir et admettre a la dignité de Chevalier dud. Ordre, et je vous Ecrit cette lettre pour vous dire que mon intention est que conforméman à l’instruction qui vous a été précédemment adressée vous aye à proceder à Sa réception. Et la présente n’estant pour autre fin. Je prie Dieu qu’il vous aie Mons le Mis de Voyer en sa sainte garde.
 
Ecrit à Versailles le vingt neuf Janvier 1776.
 
Louis (Secrétaire, signé) 
Saint Germain (signé)
 

Sur le dos, adressé à 'Mons le Mis de Voyer Lieut. Gal. __ armées Inspecteur Gal. de Cavalerie'.

Papier coupé sur bord gauche. Plis horizontaux  Rousseurs, taches. Papier un peu sale. Petites déchirures.

29,50 x 8, 50 cm.

 

COLMONT Henri Camille (dit Vaugrenant, âgé de 59 ans, né à Paris, ex noble, domicilié à Pommier, département du Rhône, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 17 messidor an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris.

 http://les.guillotines.free.fr/guillo-c.htm

En 1793, un paysan cherchant des lapins dans une carrière à Pommiers, ouvrit sous une voûte, des terriers de Vaulgrenant ; une servante saisie interrogé par les officiers municipaux aussitôt avertis, avoua avoir jeté caisse d'argenterie dans une pièce d'eau. On trouva en fouillant des bijoux et de l'argenterie. Monsieur de Vaulgrenant fut accusé de conspirer contre la République et fut amené avec sa femme, à la prison des recluses à Lyon, puis jugés et acquittés. Ils furent sa femme et lui, de nouveau arrêtés. Toutefois, malade, Monsieur de Vaulgrenant dut rester à la Collonge, chez sa belle mère du 14 mars au 15 avril 1794. Dès que son état de santé, le permit, on le conduisit à Paris avec sa femme, et ils furent déférés tous deux au tribunal révolutionnaire. Ils furent condamnés à mort et exécutés le 5 juillet 1794 sur la place du trône, ils eurent la malchance de périr ainsi très peu de temps avant la chute de la terreur. »

http://leg.hon.beaujolais.free.fr/doc/colmont_de_vaulgrennand.pdf 

Marc René de Voyer de Paulmy d’Argenson, marquis de Voyer, comte de Paulmy, vicomte de La Guerche, baron des Ormes, puis comte d'Argenson (1764), est né le 20 septembre 1722 et mort le 18 septembre 1782.

Fils de Marc-Pierre, comte d'Argenson, il fut lieutenant général des armées du roi, directeur général des haras et gouverneur du château de Vincennes, puis gouverneur de plusieurs provinces.

 

Claude-Louis-Robert, comte de Saint-Germain (1707-1778) est un militaire et homme d'État français.

…..Une crise financière fit fondre les fonds qu'il avait pu économiser pendant son service au Danemark et le fit dépendre de la bonne volonté du ministre français de la Guerre. Saint-Germain fut alors présenté à la Cour par Turgot et Malesherbes et fut nommé ministre de la Guerre par Louis XVI, le 25 octobre 1775. Il s'efforça de réduire le nombre des officiers et d'établir ordre et régularité dans le service, rappela le général de Gribeauval en disgrâce pour réformer l’artillerie de campagne. Toutefois ses tentatives pour introduire la discipline prussienne dans l'armée française rencontrèrent une telle opposition qu’il démissionna le 23 septembre 1777 et fut remplacé par le prince de Montbarrey.

Il accepta une pension du roi de 40 000 livres.

Les idées et les méthodes de Saint-Germain, bien que très décriées au moment de leur introduction, furent reprises par la suite et exercèrent une profonde influence sur l'armée formée par la Révolution.

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