Physionotrace Révolution de Mme Félicité Dupont (épouse de Brissot) @1792

Dess. p. fouquet gr. p. Chrétien inv. du physionotrace passage honoré à Paris

Dessiné par Jean Fouquet, gravé par Gilles-Louis Chrétien.

Cadre en bois dorée, petit manque.

Diamètre cadre: 8,5 cm.

Diamètre image: 5,75 cm

 

Le physionotrace est une invention de Gilles-Louis Chrétien (1745-1811), violoncelliste de la chapelle du roi à Versailles, graveur et portraitiste, datant de 1785.

À l'origine se trouve le portrait dit « immobile », portrait de profil, réalisé aux pastels, caractérisé par une facture assez naïve, réalisé par des artistes qui cheminaient de bourg en bourg et proposaient leurs services aux notables locaux. Pour les réaliser, on tendait derrière le sujet qui prenait la pose une toile noire afin que le profil se détache mieux. Leur taille est relativement petite, car les artistes transportaient les feuilles de papier dans des boîtes à dos. Certains étaient réalisés sur papier bleu.

L'invention de Chrétien mécanisa le dessin du contour du portrait de profil par l'usage d'un pantographe équipé d'un œilleton de visée.

Jean ou Jean-Baptiste Fouquet (vers 1761 - 1799): miniaturiste, il remplaça Quenedey auprès de Chrétien de 1792 jusqu'en 1798.

 

Jacques Pierre Brissot, ou Brissot de Warville, est un homme politique français né le 15 janvier 1754 à Chartres et mort guillotiné le 31 octobre 1793 à Paris. Il est présenté comme le chef de file des Girondins pendant la Révolution française.

Son rôle dans le déclenchement de la guerre contre l'Autriche et le débat politique qui en découla avec Robespierre eut des conséquences très importantes sur la lutte entre Girondins et Montagnards.

Son journal, Le Patriote français, avait une grande audience et était l'émanation des idées du « parti brissotin ».

Il épouse Félicité Dupont (1759-1818), qui a traduit des ouvrages anglais, notamment d’Oliver Goldsmith et de Robert Dodsley. Le couple a trois enfants légitimes.


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