1814 Dijon, un perruquier ne put loger des soldats de la garnison

Logement des soldats en garnison à Dijon durant la Restauration. Louis XVIII est en pouvoir, Napoléon est en exile à lîle d'Elbe.

A Messieurs Les Membres Composant la commission des logements militaires De la ville De Dijon

A l’honneur d’exposer mamés novilley perruquier domicilié à Dijon qu’il lui est impossible de loger des soldats composant la garnison, il n’a pour toute fortune que les produit de son travail qui est presque nul d’après les circomstances, il est chargé sur le misérable fruit de ses __ de nourir 1° sa mere femme octogénaire et incapable de faire le plus léger travail, 2° sa femme, 3° ses trois enfants.

Il ne peut louer qu’une chambre et sa boutique, il n’a donc point de place pour faire coucher les militaires qu’on lui envoie, et chaque fois qu’il est contraint d’en loger il est obligé de leur céder le lit de son fils qui est forcé de coucher sur une chaise.

On peut supporter cette grande incommodité quand il s’agit de quelques logements par intervalle, mais il lui est de toute impossibilité de loger la garnison qui reste dans le même lieu plusieurs jours de suite; son manque absolu de moyens pecuniaires, et le défaut d’espace s’opposent de la manière la plus impérieuse a ce qu’il puisse fournir le logements aux soldats composant la garnison.

C’est pourquoi il recourt à l’humanité de messieurs les membres de la commission qu’il les supplie les larmes aux yeux, de prendre en considération son malheureux sort, et de lui accorder en conséquence un billet pour les deux hommes de la garnison qui on été envoyes hier dans son domicile et il les conjure de ne lui envoyer que des soldats de passage: nouvelle

Sur le dos ‘offre de loger par intevalle’.

Sans date, mais fait partie d’une archive de documents de 1814.

Plis horizontaux et verticaux.

34,50 x 22,50 cm


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