Lettre Ministère de Guerre Bouchotte relative au licenciement hommes, officiers, sous-officers & hussards 1793

Paris le 9 juillet 1793, l'an 2 de la république Françoise.

Reçu du Citoyen Ministre de la Justice l'expédition dans forme du décret numéroté 1258 qui suspend l'exécution du trois mai dernier, relatif à la destitution et au licenciement de 45 hommes, officiers, et sous-officiers, et hussards dit de la liberté et ordonne leur jugement par tribunaux militaires qu'il m'a adressés le 5 juillet.

Le Ministre de la Guerre

J. Bouchotte (tampon)

Citoyen Ministre de la Justice

 

Ces militaires ils ont été licencié arbitrairement par Dumouriez.

État: taches et rousseurs (voir photos) 

Dimensions: 12 X 17.5 cm

(Des archives du Convention Nationale)

PARLEMENTAIRES. [28 juin 1793.)

Un membre, au nom du comité de la guerre, fait un rapport et présente un projet de décret relatif à la destitution et au licenciement de 45 officiers et sous-officiers du 9• régiment de hussards, dit de la liberté; le projet de décret est ainsi conçu:
« La Convention nationale, après avoir entendu le rapport de son comité de la guerre, décrète ce qui suit :
Art. 1er.
« L'exécution du décret du 3 mai dernier, concernant les officiers et sèus-officiers des hussards composant les trois premières compagnies du ci-devant 10e et actuellement 9e regiment des hussards, dit de la liberté, demeure suspendue jusqu'à ce qu'il ait été statué par les tribunaux militaires sur les causes et motifs de la destitution et du licenciement des 45 hommes, officiers, sous-officiers des hussards dudit régiment.
Art. 2.
« En conséquence, le ministre de la guerre demeurera chargé de faire juger incessamment par les tribunaux militaires les causes et motifs de cette destitution.

 

Jean-Baptiste-Noël Bouchotte, né le 25 décembre 1754 à Metz et mort le 7 juin 1840 au Ban-Saint-Martin (Moselle), est un militaire et homme politique français.

En 1791, il est admis à la Société des Amis de la constitution de Sedan. En 1792, chef d'escadron et commandant temporaire de Cambrai, il empêche la ville de tomber aux mains des Autrichiens lors de la défection de Dumouriez. Le 4 avril 1793, le lieutenant-colonel Bouchotte est nommé ministre de la Guerre par la Convention nationale en remplacement de Beurnonville. Didier Jourdeuil devient son adjoint. Il conserva ce portefeuille du 4 avril 1793 au 20 avril 1794

En tant que ministre, Bouchotte est attaqué avec violence par des représentants aux armées et même des généraux. Ce qu'on lui reproche surtout, c'est de républicaniser les états-majors. Excédé de ces attaques, Bouchotte adresse sa démission à la Convention le 26 mai 1793. Elle est acceptée, mais les événements des 31 mai au 2 juin empêchent l'exécution immédiate du décret. Bouchotte renouvelle sa démission le 11 juin. Bouchotte, deux fois démissionnaire, reste à son poste.

Les attaques contre lui se renouvellent, mais, quand la Montagne s'installe au Comité de salut public, le 10 juillet 1793, Bouchotte est énergiquement soutenu.

Le 22 juin 1794, par arrêté du Comité de salut public et du Comité de sûreté générale réunis, il est mis en état d'arrestation, sans qu'il soit possible de préciser les motifs de sa détention. Incarcéré à la prison des Anglaises, rue de Lourcine, il est transféré au fort de Ham, puis envoyé à Chartres, pour comparaître devant le jury d'Eure-et-Loir, réputé pour son animosité envers les jacobins.

 

 

 

 

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