Charles X: lettre de Portalis concernant la Russie, avec réponse du roi - 1829

Lettre écrit par M. le Comte Portalis à Charles X:

Sire,
J'ai l'honneur de faire passe à Votre Majesté un projet de
lettre pour S.M. l'empereur de Russie que M. le Duc de Montemart
serait charge de porter. Je supplie le Roi d'y faire les changements
que votre Majesté croirait nécessaires. Il m'a paru convenable d'y
dire un mot de la dernière campagne et ce mot je crois tes
mêmes. M. le Duc de Montemart a fait approuvé cette idée et
même l'expression. J'aurai l'honneur si le roi l'approuve de
faire expédier la lettre et de la soumettre demain à la signature
de votre Majesté.
Je suis avec un profond respect,
Sire & de votre Majesté,
Le très humble et très obéissant serviteur et fidèle sujet,
Le Comte Portalis
à Paris a 9 ___ 1829

 

Réponse au haut du document par le roi Charles X:

La lettre est bien, et je ne vois
rien à y changer; mais comme
je dois partir demain de
bonne heure, et que le M. de
Mortemart désirait partir le
plus tôt possible, je vous prie
de m'envoyer le faire mes
_____, ou de me l'apporter
vous-même.
          Bonjour mon cher Ct.
          C

 

Un peu difficile à déchiffrer.

4 pages, avec text sur 2.

Rarissime!

Dimensions: 15.5 X 19.5 cm

Beaucoup de petit plis, petites déchirures. 

Prix inclut envoi avec suivi.

 

Charles X (château de Versailles, 9 octobre 1757 – Görz, empire d'Autriche, 6 novembre 1836), surtout connu sous le titre de comte d'Artois (1757-1824), est roi de France et de Navarre de 1824 à 1830.

Dernier petit-fils de Louis XV et de Marie Leszczynska, succédant à ses deux frères, Louis XVI et Louis XVIII, il est le roi de France le plus âgé, à son avènement (66 ans) comme à son décès (79 ans). Attaché aux conceptions et aux valeurs de l'Ancien Régime sans être pour autant réactionnaire comme on l'a souvent dit, il tenta d'incarner la continuité de l'État et de la monarchie après le violent passage révolutionnaire, tout en acceptant en majorité les valeurs de son temps. Très pieux et attaché aux concepts sociaux du christianisme, il semble que Charles X attachait une certaine importance à la condition sociale de ses peuples. Populaire chez les paysans de la province, qui avaient mal vécu la Première République (insurrections royalistes), Charles était au contraire moqué par les Parisiens (souvent d'anciens sans-culottes républicains, robespierristes ou babouvistes) ; déjà perceptible sous l'Ancien régime, la rupture entre la capitale et la Monarchie est définitivement consommée.

Renouant avec la tradition du sacre en 1825, il est renversé en 1830 par une nouvelle révolution parisienne qui l'oblige à abdiquer en faveur de son fils, Louis XIX (qui abdiquera lui aussi vingt minutes plus tard au profit d'Henri d'Artois) et à s'exiler. Ayant signé son abdication (geste inconcevable selon les lois traditionnelles de la Monarchie), il confie la régence à son cousin, le duc d'Orléans, fils de Philippe Égalité. Louis-Philippe profite de la situation pour évincer le petit duc de Bordeaux et se faire reconnaître « roi des Français » en seulement dix jours.

Charles X est le dernier Bourbon (de la branche aînée) à avoir été sacré roi de France.

 

Joseph Marie Portalis, 1er comte Portalis (19 février 1778 à Aix-en-Provence - 5 août 1858 à Passy (Seine) (aujourd'hui Paris XVIe), est un magistrat, diplomate et homme politique français du xixe siècle.

Louis XVIII le créa conseiller d'État en service extraordinaire, et officier de la Légion d'honneur les 24 et 28 août 1814. Maintenu pendant les Cent-Jours, Portalis réussit encore à conserver les bonnes grâces du roi.

Rentré au conseil d'État, il fut attaché au service ordinaire de la législation, et devint, dès lors, un des plus zélés défenseurs de la cause royaliste. Toujours prêt à témoigner de sentiments peu favorables à l'égard de la presse, il présentait la Chambre des députés un projet de loi pour la répression des cris séditieux et fut nommé conseiller à la Cour de cassation (23 août 1815).

Grand officier de la Légion d'honneur le 1er mai 1821, et chargé par intérim, le 18 juillet suivant, du portefeuille du département de la Justice pendant l'absence du garde des sceaux, il fut nommé président de chambre en la Cour de cassation le 6 août 1824.

Promu garde des sceaux le 4 janvier 1828, lors de la constitution du cabinet Martignac, il attacha son nom à plusieurs mesures importantes, par exemple à celle qui abrogeait la censure et à celle qui réprimait les fraudes électorales. Il échangea, le 14 mai 1829, le portefeuille de la Justice pour celui des Affaires étrangères, laissé vacant par Anne Adrien Pierre de Montmorency-Laval, et qu'il garda jusqu'au 7 août suivant, à l'avènement du ministère Polignac.

 

Casimir-Louis-Victurnien de Rochechouart de Mortemart (Paris1, 20 mars 1787 – Neauphle-le-Vieux, 1er janvier 1875), prince de Tonnay-Charente, puis baron de Mortemart et de l’Empire, 9e duc de Mortemart et pair de France (1814), est un militaire, diplomate, et homme politique français du xixe siècle.

Il fut nommé président du Conseil des ministres par Charles X en 1830.

Au mois d'avril 1828, il fut envoyé comme ambassadeur à Saint-Pétersbourg en remplacement de M.de La Ferronnays, fut promu lieutenant-général le 24 décembre suivant et revint en France au début de 1830.

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