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1817 signalement de New York d'un capitaine Français - Affaire Ile Amélia

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Lettre de 1817 du consulat de France à New York à celui de Charleston. On signale un capitaine de vaisseau francais qui se dirige vers l’ile Amélia avec 20 soldats et matelots. Affaire Ile Amélia Floride: pirates, corsaires, révolutionnaires. RARE

1817 letter from the french consulate in New York to the one in Charleston. He is giving information to be on lookout for french sea captain who has left for Amelia island with 20 soldiers and sailors. Amelia Island Affair (Florida): pirates, privateers and revolutionaries. RARE

Adressé à "M. Buchet Martigny chargé de la Gestion du Consulat de France à Charleston Car. S.":

Consulat de France à New York
New York ce 10 décembre 1817
 
J’ai reçu la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire le 24 novembre dernier, en m’accusant réception des reçus du Capt. Mourdeille (1). Ma derniere lettre vous aura instruit qui j’ai fait plus encore pour vous mettre a courens de nos avances. J’ai fait tirer par 2_ une traite pour en mêmes __ à Charleston par le Capitaine Mourdeille sur son armateur à Marseilles à l’ordre de S. Ex. le ministre de la marine. J’ai fait passer le 1_ à Mr. le Cte Molé (2); je vais envoyer à M. Petry (3) le 2_. Ainsi, soyez tranquille, vous êtes a courens de nos avances. Je ne puis pas en dire autant pour moi. La suite de ma lettre vous instruira.
Le Capt. Mourdeille se méfiant que j’étais instruit de sa conduite qu’il avait tenu avec les pirates d’Amélia (4), se tenoit caché depuis huit à dix jours, quand j’appris dimanche dernier 7 décembre qu’il embarquerai sur le schooner Maddison, allant à Amélia avec une 20ne de recrues matelots et soldats allant à ce lieu. Comme c’était une dimanche, je ne puis le faire arrêté, par les lois du pays. Ainsi il partit tranquillemant sans être venu au consulat regler ses comptes avec moi, pour les avances etc. L’on dit ici qu’il va prendre le commandemant d’une Corsaire à Amélia. Si cela est, vous voyez quelle espèce d’homme c’étoit. Je vous serai obligé de faire prendre toutes les informations que vous pourrez sur son compte et de me les transmettre. Je vais faire insérer dans les papiers public quelques lignes a son sujet. Je joins ici son signalement.
 
Agréer l’assurance de la parfait consideration avec laquelle je suis votre obéisante serviteur
D’Espinville (5)
 
Signalement du Capt. Mourdeille
âge…50 ans
Taille...5 pieds 3 à 4 pouces Anglois
Cheveux...gris
Yeux...gris
Nez...applate
Teint...brun
Il parle toutes les langues des côtes de la méditerranée. Il ne fait pas l’anglois

  

Tampon postal rouge ‘NEW YORK DEC 11’.

Tampon ‘CONSULAT DE FRANCE A NEW-YORCK’.

Plis, déchirures, petit manque de papier coin gauche bas sans nuire au texte.

33,50 x 20 cm.

(1)  Le 31 août 1817, le capitaine Mourdeille partit du port de la Havane pour se rendre à Marseille. Arrivé, le 6 septembre, dans le grand canal de Bahama, il fut arrêté par deux corsaires portant le pavillon de la république de Vénézuela. Ces corsaires conduisirent le brick français dans l'ile d'Amélia, qui se trouvait, à cette époque, au pouvoir des troupes de Mac-Gregor, général au service des indépendans espagnols. A son arrivée à Amélia, le capitaine Mourdeille fit un acte de protêt devant un notaire ; mais ce fut comme s'il avait protesté contre les nues » et , le 12 septembre , le navire et la cargaison furent déclarés de bonne prise.

Journal de jurisprudence commerciale et maritime

(2) Comte Louis-Mathieu Molé, né le 24 janvier 1781 à Paris et mort le 23 novembre 1855 à Épinay-Champlâtreux, est un homme politique français. Il est ministre de la Justice sous l'Empire, fut nommé ministre de la Marine et des Colonies le 12 septembre 1817.

WIKIPEDIA

(3) Petry consul de France à Philadelphie

(4) Louis-Michel Aury:

 Il abandonne le Texas dans 1817 pour collaborer avec Gregor McGregor, aventurier écossais dans la campagne de libération de la Floride du joug espagnol. Après avoir pris le contrôle de l'île d’Amelia, il décide d’y établir une base pour ses corsaires. Aury et ses associes se réunissent à bord de son navire « Congrès mexicain » et, puisque ses bateaux portaient maintenant le drapeau mexicain, l’île Amelia est annexée à la république mexicaine en septembre de 1817. Il consent le gouvernement civil de l'île aux amis de MacGregor mais conserve pour lui-même le commandement militaire et naval.

Dans l'île il y avait un mélange d’aventuriers américains, anglais, irlandais et français. Outre ses forces armées bien formées provenant de Galveston et constituées de combattants de plusieurs nationalités, beaucoup provenant des bataillons Napoléoniens, « la terreur de l'Espagne » comptait 130 mulâtres connus comme les « noirs d'Aury ». Ainsi, dans un climat de racisme, la population de la Floride était divisée un « Parti américain » et un « Parti français ». En novembre, le Comodoro a aligné ses bateaux et a dirigé ses canons vers Fernandina en tentant d y reproduire l expérience texane. A son insu, le président Monroe avait décidé d'invoquer un acte du Congrès qui permettait de combattre toute puissance étrangère affirmée en Floride et ordonnant à ses armées d’occuper île d’Amelia pour la sortir des griffes des « mexicains d'Aury ». Pendant ce temps l'île et son commerce progressaient et Aury convoquait des élections pour former un gouvernement autonome.

En abandonnant une tentation momentanée de résister, Aury a décidé de laisser l'île, mais il n'a pas pu le faire étant donné la piètre condition de ses bateaux, il a alors rédigé, un document de protestation adressé au président Monroe le 23 décembre de 1817.

Le drapeau Américain a remplacé l’étandard mexicain et les Etats-Unis ont pris une possession de l'île, et de la Floride, avec l'approbation de l'Espagne qui a préféré perdre la Floride au profit des Etas-Unis plutôt qu’aux mains enemies des républiques latino-americaines qu'ils lui avaient déclaré la guerre.

http://louis-michelaury-french.blogspot.ca/2007/04/drapeau-argentin.html

(5) Charles Louis Glué d'Espinville, chevalier, comte d'Espinville, chevalier de Saint-Louis (1796). Né 1759 - Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne), mort 1828 - New York. Consul de France à New York.