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1794 Foussedoire – imprimé qui dénonce traitement des Juifs en Alsace

          FOUSSEDOIRE
      Représentant du Peuple
                 dans les
Départemens des Haut- et Bas-Rhin

 

CITOYENS,
C’est avec l’accent d’une profonde indignation que je dois me plaindre des vexations qu'on exerce dans ces départements contre des hommes que la malveillance ou l’ineptie d’efforcer toujours de classer sous la dénomination des Juifs. On renouvelle contr’eux chaque jour, à chaque instant, ces reproches d’agiotage, d’usure, de superstition, que la plupart d’entr’eux ont cessé de mériter, depuis que la volonté nationale, se sondant sur l’équité naturelle, les a rappelé à la dignité de leur être, & leur a accordé le glorieux titre de Citoyens Français…..

 

Jolie entête, avec Marianne qui tue un dragon avec sa main gauche, et tient dans sa main droite une pique avec le chapeau phrygien. "Unité Indivisible de la République".

Pli horizontal. Rousseur sur le pli.

 

André Foussedoire, né le 11 octobre 1753 à Issoudun et décédé le 17 août 1820 à Lausanne, était un homme politique français.

Fils d'un parcheminier, Foussedoire est sous l'Ancien Régime un ecclésiastique attaché au diocèse de Bourges et reçoit la tonsure. Il est instituteur au collège de Saint-Aignan où il se fait remarquer par ses idées humanistes.

Il occupe ce poste lorsqu'il est élu troisième député suppléant de ce département à la Convention, le 6 septembre 1792. Il est cependant presque automatiquement admis à siéger après la non-acceptation de Bernardin de Saint-Pierre. Une fois à Paris, Foussedoire se range dans le parti des Montagnards.

En janvier 1793, il vote la mort de Louis XVI. On le voit plusieurs fois à la tribune, demandant l'expulsion et le désarmements des royalistes et des aristocrates. Au printemps 1794 la Convention l'envoie en mission dans les départements d'Alsace. Il y fait preuve d'une grande rigueur tout jacobine, imposant la même nourriture pour tous les prisonniers, aux frais des aristocrates. Il tente d'imposer aux populations alsaciennes un journal en langue française, une mesure très mal accueillie. Enfin il se fait remarquer par son ostentation déplacée, circulant à bord d'une voiture tirée par six chevaux et encadrée de cavaliers, afin dit-il de montrer la majesté de la République. Au cours de sa mission il se marie discrètement à Colmar.

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