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1793 extrait Comité de Guerre sur manufacture d'armes de Moulins

$120.00 CAD

Intéressant document signé par deux personnages dans la Révolution et qui mentionne une autre personne très impliquée dans la guerre de Vendée.
Extrait du délibération du Comité de La Guerre séance du 19 juillet 1793. L’an 2 de la République française.
 
Le Comité authorise Le Citoyen Lequinio Rapporteur de l’affaire de la Manufacture d’armes de Moulins à Communiquer au Citoyen Brillantais les pièces et mémoires de cette affaire sans Déplacement.
 
Certiffié conforme à la Minute déposée au Secretariat du dit Comité.
Petitjean
Jean-Baptiste Le Carpentier sec

 

Superbe cachet du Comité de Guerre.

Plis. Trou au bas gauche.

20,50 x 30 cm

 

Petitjean, commissaire des guerres dans l’Argonne, un de ces habiles et infatigables vivriers que les chefs militaires s’arrachaient, demandé avec instance par Beurnonville, par Labourdonnaye, par Dumouriez, par Miranda, regardé par un agent du Conseil exécutif comme un citoyen « très pur qui n’entravait pas la marche des généraux » et par Gasparin comme « le seul homme qui eût la clef de la machine », Petitjean se lava très aisément de tout reproche. Le comité de la guerre vante ses lumières et son patriotisme. La Convention le rendit à ses fonctions, et le 13 janvier, à 5 heures du matin, Pacha le mandait dans son cabinet pour lui confier le service des subsistances de l’armée de la Belgique : il était, dit Petitjean, “revenu des mauvaises impressions qu'on lui avait suggérées contre moi, et la manière franche avec laquelle il me parla, me fit oublier tous les chagrins qu’il m’avait causés”.

Les guerres de la Révolution, Volume 9 par Arthur Chuquet

Jean-Baptiste Le Carpentier (1759-1829) est une personnalité politique normande.

En 1789, ayant acheté un cabinet d'affaires, Jean-Baptiste Le Carpentier est huissier à Valognes. Enthousiaste pour les idées révolutionnaires, il crée une société populaire, Les Amis de la Constitution. En 1790, il entre au conseil municipal et est désigné comme chef de la garde nationale locale. En 1792, il est élu membre du Conseil de la Manche et député de la Convention. Il siège aux côtés des Montagnards, hostile aux Girondins. Lors du Procès de Louis XVI, il vote la mort du roi. En août 1793, la Convention l'envoie en mission afin d'activer la conscription dans les départements de la Manche et de l'Orne. Chargé de la défense de Granville contre l'armée vendéenne, il exhorte la population à la résistance lors du siège de la ville en novembre. Il organise également la défense de Cherbourg et de Saint-Lô.

Envoyé à Saint-Malo, il met en place la chasse aux suspects, informant la Convention que dans cette ville, au moyen de purgatifs1 révolutionnaires, l'aristocratie, le fédéralisme et la superstition ont été replongés dans le néant. Après la chute de Maximilien de Robespierre après le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), Jean-Baptiste Le Carpentier est rappelé à Paris, on lui reproche ses excès à Saint-Malo, pour sa défense, il invoque la défense de Granville. Il est arrêté, mais gracié à la séparation de la Convention, le 26 octobre 1795.

Marie Joseph Lequinio (1755-1814) est un bourgeois révolutionnaire français, député à la Convention et représentant en mission auprès de l'Armée de l'Ouest...

Envoyé de la Convention en août 1793 dans l’Oise et l’Aisne avec Sylvain-Phalier Lejeune, Joseph Lequinio ordonne l’arrestation de tous les nobles entre dix-sept et soixante ans pour les hommes, dix-sept et cinquante ans pour les femmes. On l’envoie ensuite avec Joseph François Laignelot réorganiser les ports de La Rochelle et de Rochefort. Les deux hommes achèvent la désorganisation d’une marine en décomposition, arrêtant les officiers à tort et à travers, notamment Louis-René-Madeleine de Latouche-Tréville. Un afro-descendant sera acquitté de sa tête sous le premier coup de guillotine ordonné par Joseph Loquinio et Joseph François Laignelot, aux fins de tests de bon fonctionnement de la nouvelle guillotine livrée à Rochefort…

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