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1811 lettre à Liège sur rejet Bref du Pape, Comte d’Empire Réal, Paris

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Lettre confidentielle envoyée par Pierre Réal, chargé de la Police générale à Paris, pour le préfet d'Ourthe à Liège (Belgique). Napoleon rejette le Bref du Pape Pie VII comme contraire au loix de l'Empire.

Police général 1er Arrond’t   Paris le 1er février 1811
 
Le Bulletin des loix, Monsieur, vous a fait, ou va vous faire connoitre le Décret de sa Majesté, du 20 janvier dernier, qui rejette, comme contraire aux loix de l’Empire, le Bref du Pape, donné à Savonne et adressé au vicaire capitulaire, et au chapitre de l’Église métropolitaine de Florence, commencant par ces mots Dilecte fili Salutens, et finissant par ceux-ci Benedictionem permanenter impertimur
Je vous invite à me communiquer vos dispositions, pour en assurer l’exécution dans le département que vous administrer.
 
Recevez l’assurance de mes sentiment aff’r.
Le Conseiller d’État Comte de l’Empire
Réal
À M. le Préfet de l’oute (à lui Seul)

Plusieurs notes: "M. Caselli répondu pour les pères de la foi.", "Confidentielle" "Bref du Pape rejeté- décret du 23 janvier 1811" "répondu le 9 fév. Ecrit le même jour aux S. Préfets".

Envelope adressé à "Monsieur Le Préfet de l’Ourthe Liège".

Tampons rouges: ‘Conseiller Police’, ‘AFFRANCHI PAR ETAT’, et tampon circulaire rouge ’---‘.

Plis horizontaux et verticaux, plié pour former une enveloppe. Déchirure sur sceau.

24 x 18,50 cm.

 

Pierre-François, comte Réal (1757 -1834) est un homme politique et juriste français…

Simple chargé de l'instruction et de la suite de toutes les affaires relatives à la tranquillité et à la sûreté intérieure de la République, il se comporte en ministre de la Police générale. Il n'est pas inférieur à Fouché lors de la conduite de l'enquête où préfets et gendarmes sont à ses ordres. Hélas pour lui, la mort mystérieuse de Pichegru et les conditions dans lesquelles a été exécuté le duc d'Enghien ont terni sa réputation. Lorsque le ministre de la Police générale fut rétabli, Réal dut se contenter de la direction de l'un des arrondissements de police, sous l'autorité de Joseph Fouché. En raison de l'importance de son arrondissement, il fait toutefois figure de vice-ministre.

WIKIPEDIA

 

Le conflit entre le pape et l'empereur' s'était cristallisé, à la fin de 1810, autour de la question de l'institution des évêques. Pie VII, renfermé à Savone et usant du seul droit qui lui restait, refusait l'institution canonique aux évêques nommés par Napoléon. Maury, rallié à l'Empire, avait suggéré un biais : quand un siège est vacant, les chanoines peuvent nommer, pour administrer provisoirement le diocèse, un-ou plusieurs d'entre eux, sous le titre de « vicaires capitulaires »; les évêques nommés par l'empereur ne pourraient-ils pas gouverner leurs diocèses avec cette délégation du chapitre, en attendant que le pape devienne « raisonnable » ? Napoléon saisit avec empressement ce stratagème canonique et les évêques, comme les chanoines, parurent d'abord accepter généralement cette solution.

La chose devait aller moins facilement lorsqu'on prétendit appliquer le procédé à l'archevêché de Paris, vacant depuis. 1808. Après avoir vainement tenté de faire accepter ce siège par son oncle Fesch, l'Empereur finit par y nommer Maury, le 14 octobre 1810. Celui-ci parut d'abord se contenter des pouvoirs, d'administrateur capitulaire, les seuls que pût lui conférer le chapitre. Mais l'empereur tenait à ce qu'il se posât en archevêque titulaire, et Maury lui-même n'était que trop disposé à en usurper peu à peu toutes les prérogatives….

Guillaume De Bertier de Savigny  

Paul-Thérèse-David d'Astros

Il est ordonné prêtre en 1797. Neveu de Jean-Étienne-Marie Portalis, il participe à l'élaboration du Concordat de 1801. Il est ensuite vicaire du cardinal Belloy, archevêque de Paris et administre le diocèse après la mort de celui-ci et jusqu'à la nomination du cardinal Maury à ce siège, par Napoléon Ier, et sans que le cardinal Maury en ait reçu, au préalable, la permission du pape Pie VII.

Accusé d'avoir promulgué la bulle de 1809 de Pie VII excommuniant Napoléon Ier, il est emprisonné à Vincennes une première fois.

Le 4 janvier 1811, comme vicaire capitulaire du diocèse de Paris, ayant reçu du Pape Pie VII, déporté alors à Savone, un bref apostolique, daté du 18 décembre 1810, confirmant la censure qui frappait le cardinal Maury et lui enjoignait de renoncer à l'administration de l'archidiocèse de Paris, pour laquelle ce prélat avait illicitement abandonné le siège épiscopal de Montefiascone à l'instigation du régime impérial, l'abbé d'Astros fut arrêté par la police impériale comme de connivence avec le Pape, et fut emprisonné une seconde fois au donjon de Vincennes, Napoléon Ier ayant d'abord menacé de le faire fusiller.

WIKIPEDIA


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